Lorsque l’on aborde le sujet de l’orientation, le premier constat est que s’orienter est une démarche à double niveau. Fondamentalement individuelle elle n’est cependant réalisable qu’au contact de différents acteurs. Au siècle dernier, dans le cadre d’une démarche intergénérationnelle, un adolescent accompagné d’un membre de sa famille pouvait faire le tour du village, découvrir différents métiers et s’inscrire en conséquence dans le cursus de formation choisi. Cette démarche était adaptée au choix d’un métier pour la vie dans un espace pour la vie. Mais les variables de cette équation ont évolué. Ainsi, la philosophie même du dispositif est passée de comment bien orienter l’élève à comment préparer l’élève à bien s’orienter.

L’orientation s’inscrit aujourd’hui dans un cadre scolaire et donc collectif qui mobilise de nombreux acteurs. Le parcours est jalonné d’étapes décisives et incontournables. Ainsi le ministère de l’éducation nationale considère que l’orientation se construit dès la classe de sixième et tout au long de la scolarité grâce au parcours Avenir, à un dialogue régulier entre les élèves, les parents, les enseignants, les conseillers d’éducation, la direction des établissements et les psychologues de l’Éducation nationale.
Cette mobilisation d’expertise est-elle réellement coordonnée ? Pourquoi au centre de ce carrefour d’informations, l’élève est-il si paradoxalement seul ?
Pourquoi après autant d’efforts un pourcentage important d’élèves se sentent ils mal orientés ?
Un parcours professionnel comprend aujourd’hui de multiples inflexions. L’orientation doit sortir des frontières d’un ministère. Il faut construire des… lire la suite